Un potager dans mon entreprise

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Une zone d’activité en banlieue parisienne située à quelques encablures de l’aéroport Charles-de-Gaulle, jusque-là, rien de très glamour. C’est sans doute une des raisons qui ont poussé Dominique Giraud, directeur d’un entrepôt Etam à Goussainville, à vouloir améliorer le cadre de vie de ses employés en créant un jardin sur son site. 

« J’ai plus de cent salariés qui travaillent ici précise-t-il, et la plupart déjeune sur place faute de pouvoir rentrer chez eux. J’ai d’abord pensé à un espace semé de fleurs sauvages, puis l’idée d’un potager s’est imposée naturellement ». 

Depuis trois ans, les membres de son équipe de maintenance se sont improvisés jardiniers, plantant et entretenant avec soin de jolis carrés de légumes qui ont littéralement transfiguré un décor empli de grisaille en un lieu verdoyant où il fait bon s’attarder. À la belle saison, quand les employés viennent manger sur la terrasse, ils n’ont qu’à tendre le bras pour grappiller une tomate ou une fraise qui s’épanouit dans le potager attenant. 

Un atout de taille pour l'entreprise

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« Dans le cadre d’une entreprise, l’accès à un jardin change l’ambiance et améliore les rapports humains, explique avec assurance Dominique Giraud. Les gens sont plus détendus, plus ouverts. Lorsque l’on vit dans un environnement bétonné, ce qui est le cas de beaucoup de zones d’activités comme celle-ci, le besoin d’un retour à la terre est flagrant. Même les plus citadins d’entre nous, qui soi-disant n’ont pas la fibre "nature", apprécient durant la journée de poser leur regard sur quelque chose de beau, quelque chose de calme, qui a du sens et qui leur fait du bien ». 

Si les vertus d’un jardin ne sont plus à prouver, la culture d’un potager dans un endroit aussi insolite que celui-ci possède également le pouvoir d’éveiller une conscience écologique insoupçonnée dans les esprits de ceux qui n’ont vu pousser de légumes que sur les étals des supermarchés. « Les gens n’ont plus du tout le même rapport à la nourriture quand ils voient d’où elle vient. Il est clair que les problèmes d'environnement prennent soudain plus de poids ». 

Avis aux amateurs

Aujourd’hui, le patron modèle cherche un jardinier prêt à cultiver ses 60 m2 de terre amendée en échange d’une petite partie de la récolte qui continuera à régaler ses employés à l’heure de la pause. Plants, graines, outils, eau, tout lui sera fourni gracieusement s’il s’engage à faire vivre ce potager dont plus personne ne veut se passer. 

« Si le ou la candidate est partante, j’aimerais qu’on organise une ou deux sessions dans l’année pour expliquer, aux salariés intéressés, les gestes simples d’un jardinier débutant, sur la culture des tomates en bac, le compost ou les plantes aromatiques par exemple ... ». 

De là à dire que le bonheur au sein de l’entreprise est dans le potager... Il n’y a qu’un pas.  

 

© pretersonjardin.com

 

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